Ce soir je suis allé au cinéma avec deux de mes amis de l’université. Premièrement nous sommes allés voir Iron Man, et pour ceux qui aiment la technologie suffisamment pour y consacrer leurs vies, ça fait mal.
Je sais je sais, c’est de la fiction, de la science-fiction même, mais ça fait mal. Par contre, ce n’est pas la technologie ‘centrale’ du film qui est criblée d’impossibilités; la voiture du personnage est une Audi R8, la maison est une vraie maison de Malibu et la moitié des armes sont techniquement envisageables. Même les réacteurs ‘arc’ qui semblent être quasiment des sources d’énergie perpétuelle sont acceptables dans la linéarité du scénario.
Où se trouve donc le problème? Et bien, le problème c’est Jarvis, l’IA qui contrôle la maison du personnage principale. Jarvis ne joue pas un grand rôle dans le film et pourrait facilement être enlevé sans créer un vide remarquable.
Pour un peu d’info, l’IA est actuellement le sujet de recherche le plus grand dans l’informatique, et ça l’a été depuis de nombreuses années — sans vraiment avancer de manière fulgurante. Nous avons des IA qui sont capables de jouer aux échecs, des IA qui apprendre de leurs erreurs dans la limite de leurs circonstances de compréhension et puis nous avons des IA qui peuvent peindre des pièces abstraites ou figuratives qui sont dignes d’un humain (si on oublie que l’émotion a été remplacé par l’aléatoire).
Jarvis, lui, est capable d’apprendre et comprendre n’importe quoi, il peut interpréter les émotions mieux que la plupart des humains et à des traits de caractère comme le sarcasme ou même l’inquiétude. Le monde de Iron Man est essentiellement la nôtre, sauf que Tony Starck à crée toutes sortes d’armes assez avancées qui lui ont rendu très riche et il est reconnu partout pour ça, et que ça. S’il avait vraiment une IA aussi avancée que Jarvis, tout le monde s’en foutrait royalement de ses armes de destruction massive, elles ont peut être 50 années d’avance sur nôtre propre technologie, mais Jarvis, Jarvis à des centaines d’années d’avance.
Pour former une comparaison, c’est un peu comme si je trouvais un moyen de guérir le SIDA mais que tout le monde me connaissais parce que j’avais inventé un paquet de Kleenex plus ergonomique.
Sinon, c’était un très bon film, avec beaucoup d’explosions et d’effets spéciaux. Parfait pour trois jeunes informaticiens entre amis. En plus, le méchant dans l’histoire n’est personne d’autre que Jeffrey Bridges, un acteur qui a joué un personnage qui nous est très cher: Lebowski.
Ensuite nous sommes allés voir le nouveau Indiana Jones. À vrai dire, je ne sais pas quoi en penser. Les premiers Indiana Jones étaient un peu comme James Bond dans la jungle, avec quelques miettes de science fiction vers la fin de chaque film. Dans le nouveau, la science fiction y est depuis le début, que ce soit sous la forme d’un agent du KGB qui sait ouvrir des portes avec son esprit ou parce que la porte en question est la porte d’un hangar dans la Zone 51. Très tôt dans le film on se rend compte que si on veut apprécier l’histoire il faut jeter par la fenêtre tout ce qu’on sait sur la physique (et surtout le magnétisme), non pas parce que ça permet de mieux comprendre mais parce que toutes les lois de la physique sont brisés tôt où tard si ce ne que pour rendre des scènes plus mémorables. Je pense surtout à un moment où Indy se trouve dans une ville ‘témoin’ dans le désert du Nevada.
Petite histoire, les villes ‘témoins’ étaient des villes taille réelle construites à l’intérieur des zones militaires dans le désert du Nevada dans les années 50. Elles n’étaient peuplés que par des mannequins. Des bombes nucléaires étaient déclenchées à proximité et puis les dégâts infligés à la ville servaient de résultats expérimentaux.
Bref, donc Indy se trouve dans une de ces villes à 15s du déclenchement d’une bombe nucléaire. Inutile de vous dire, il n’aurait aucune chance de survi si ça avait été le monde réel. Mais là, ce n’est pas le monde réel, alors Indy se cache dans un frigo, l’explosion démolit la ville, catapulte le frigo à plusieurs kilomètres dans les airs, le frigo atterrit aussi délicatement qu’un cheval qui aurait sauté d’un avion et puis Indy en sort, même pas secoué.
En dépit de cela (et des extraterrestres, oui, j’ai dit extraterrestres) le film est assez réussi, mélangeant une bonne quantité de comédie avec un scénario suffisamment imprévisible pour ne pas inciter les gens à s’endormir pendant les premières 5 minutes. Aussi, Cate Blanchett est très jolie dedans, et davantage parce qu’elle porte un uniforme CCCP.